Gagner plus et dépenser moins est la politique de survie, pour des entreprises soumises à une concurrence féroce, et orphelines de la mesure de protection du gouvernement. La délocalisation fait peur mais une lucidité et pragmatisme nécessaire pour beaucoup de dirigeants de société.

Les raisons

Pour mieux nager dans la maîtrise des dépenses de plus en plus en nette augmentation ; charge salariale, charge fiscale et patronale. Les patrons d’entreprise doivent trouver une solution pour éviter de fermer boutique et d’empêcher de mettre la totalité de leurs salariés dans la rue. La solution très en vogue et très pratique est de s’implanter dans un autre pays et autre continent, une nouvelle terre d’accueil où la main d’œuvre qualifié coûte moins chère et les impôts très incitatifs ou presque inexistants. Les pays émergents sud-américains, sud-est asiatiques et des pays africains comme Madagascar sont ces eldorados. La place prise par la nouvelle technologie a rendu cette nouvelle mode de fonctionnement de travail très facilement réalisable, notamment grâce à internet. Jusqu’à maintenant l’externalisation est la solution encore choisie pour pouvoir suivre la concurrence.

Les secteurs touchés

Les secteurs qui s’articulent autour de l’internet sont les plus concernés par ce phénomène de réduction de coût et de rentabilisation. L’informatique, la création de site web, le télécom gagnent plus d’argent en délocalisant la majeure partie de leurs entreprises à l’étranger. La destination étant un pays à la main d’œuvre qualifiée, ne nécessite qu’une formation du personnel à moyenne ampleur, arrive à sortir une santé financière plus qu’honorable. D’autres secteurs comme la logistique, le transport, les ressources humaines, les Services généraux ont emboité la même démarche avec le même succès. L’externalisation pourrait dans un délai très court, emporter 25 % de l’emploi dans le domaine de High-tech. Les entreprises disent comprendre l’inquiétude des salariés par rapport au phénomène qui ne cesse de continuer, mais répliquent par  la pratique du réalisme économique. Alors que l’aide de l’état est largement insuffisante pour stopper  cette hémorragie.

Le pays d’accueil

Si l’externalisation est un mal pour le pays d’origine d’une entreprise qui veut délocaliser, le pays d’accueil bénéficiera d’une aubaine sociale de grande envergure. La création d’emploi est toujours une bouffée d’oxygène pour l’économie. Pour gagner des bénéfices, que des patrons choisissent un pays de destination, il est évident que la stabilité politique est le premier critère pour attirer une délocalisation. Une entreprise ne vient pas s’implanter dans un endroit souvent sujet à une trouble sociale chronique. La venue d’une société étrangère bénéficie toujours d’un traitement de faveur, les procédures administratives sont très allégées. L’acquisition d’un local ou d’un immobilier pour lieu de travail est régie par un décret spécifique au cas où la loi du pays d’accueil n’autorise pas l’accès de l’étranger à la propriété foncière. Le recrutement des personnels sera servi par le problème du chômage sur place, les nouveaux diplômés à la recherche d’emploi s’intéressent à l’offre de ces entreprises. Le savoir faire de ces derniers va être optimisé par les formations  indispensables pour mieux s’intégrer dans leurs nouvelles professions.